En swimrun, pas de zone de transition, pas de table de ravitaillement pour poser ses affaires. Tout ce que tu emportes au départ, tu le portes jusqu’à l’arrivée. Du coup, la façon dont tu fixes ton matériel change tout : un pull buoy mal attaché qui rebondit sur les reins, des plaquettes qui pendent et frottent la combinaison, une longe mal réglée entre binômes… et c’est toute ta course qui part en vrille.
Les 5 points clés à retenir :
- Le pull buoy se fixe via un cordon élastique passé dans deux trous percés, relié à une ceinture portée à la taille
- Les plaquettes s’accrochent à la ceinture ou se portent autour des avant-bras pour des transitions rapides
- La longe entre partenaires doit se détacher rapidement et respecter les dimensions imposées par le règlement
- La ceinture est la pièce centrale du système : elle reçoit le pull buoy, les plaquettes et la longe
- Chaque configuration doit être testée en entraînement long avant toute compétition
- En swimrun, tout le materiel est porte du depart a l’arrivee sans zone de transition.
- Le pull buoy se fixe via un cordon elastique passe dans deux trous perces, relie a une ceinture a la taille.
- Les plaquettes s’accrochent a la ceinture ou se portent aux avant-bras pour des transitions rapides.
- La longe elastique entre partenaires doit etre detachable rapidement et respecter les dimensions reglementaires.
- Chaque configuration doit etre testee en entrainement long avant toute competition.
- Les systemes DIY (elastique, silicone, rosace de plomberie) donnent d’excellents resultats pour un cout minimal.
- Les combinaisons Head et Orca proposent des systemes integres qui evitent le bricolage.
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Pourquoi est-il essentiel de bien fixer son matériel en swimrun ?
En swimrun, le matériel mal fixé ne se contente pas de gêner : il peut coûter de précieuses minutes à chaque transition. Un pull buoy qui ballotte dans l’eau crée une traînée inutile. Des plaquettes qui se balancent au rythme de la foulée perturbent l’équilibre sur les portions de course à pied. Faut dire que l’effort cumulé nage-course est déjà physiquement exigeant sans ajouter ce type de friction.
La logique est simple : stabilité en course, hydrodynamisme en nage, rapidité de transition. Ces trois objectifs guident chaque choix d’accroche.
- Un élément flottant mal fixé augmente la résistance à l’eau et fatigue inutilement
- Un mauvais réglage de la ceinture peut comprimer la respiration en plein effort
- Les nœuds trop complexes ralentissent les transitions de plusieurs dizaines de secondes
- Un format sprint tolère un système minimaliste ; une longue distance exige une organisation structurée
- L’accessibilité du matériel prime toujours sur l’esthétique du montage
Du coup, avant de parler technique, comprends bien que chaque configuration doit être validée à l’entraînement, en conditions réelles. C’est non négociable.
Quel matériel doit être attaché pendant un swimrun ?
Soyons directs : en swimrun, le matériel obligatoire varie selon les organisations, mais certains éléments reviennent sur quasiment toutes les épreuves. Le pull buoy en fait partie sur la grande majorité des formats. Les plaquettes de natation aussi, selon les règlements. La longe entre partenaires est obligatoire sur la plupart des formats en duo.
| Element | Solution | Transition | Format recommande | Cout estime |
|---|---|---|---|---|
| Pull buoy | DIY elastique + silicone + ceinture | Rapide | Tous formats | Moins de 5 euros |
| Pull buoy | Combinaison avec passants integres (Head, Orca) | Tres rapide | Tous formats | Inclus dans la combinaison |
| Plaquettes | Port aux avant-bras | Ultrarapide | Sprint et intermediaire | 0 euro |
| Plaquettes | Fixation a la ceinture sur le cote | Moderee | Longue distance | Elastique court : moins de 3 euros |
| Longe binome | Ceinture + mousqueton (Zerod SWR Team Leash) | Rapide | Formats duo obligatoires | 40 euros |
| Nutrition | Poches dorsales combinaison + soft flasks avant | Tres rapide | Tous formats | 10 a 20 euros (flasks) |
| Securite (sifflet, couverture) | Poche arriere + sachet etanche | Non applicable | Longue distance obligatoire | Moins de 5 euros |
Au-delà du matériel de nage, certaines épreuves imposent d’emporter un sifflet, un bandage compressif ou une couverture de survie. Ces éléments de sécurité se glissent généralement dans une poche arrière de la combinaison, idéalement dans un petit sachet étanche.
- Le pull buoy : obligatoire sur la majorité des courses, les modèles swimrun sont plus volumineux que les pull buoys de piscine classiques
- Les plaquettes : à accrocher à la ceinture ou à porter aux avant-bras
- La longe : corde élastique reliant les deux membres du binôme
- Les lunettes de natation et le bonnet : indispensables swimrun, portés pendant toute la course
- La nutrition : gels, soft flasks ou petites barres à répartir dans les poches de la combinaison
La combinaison reste le point de départ : ses poches dorsales, ses passants intégrés et ses zones de fixation déterminent largement l’organisation possible.

Si tu apprécies les disciplines d’endurance qui mêlent intensité et simplicité, explorer les formats de compétitions aquathlon permet de mieux comprendre ce type d’épreuve hybride.
Comment accrocher son pull buoy efficacement pendant la course ?
Le pull buoy est probablement l’élément le plus technique à fixer correctement. La solution la plus répandue dans la communauté, popularisée notamment par Nicolas Martin sur le forum Swimrun France, consiste à percer deux petits trous dans le pull buoy, puis à y passer un cordon élastique pour créer un système d’attache autonome.
- Pull buoy swimrun (type Ark ou Zerod Boost)
- Cordon elastique resistant a l’eau salee
- Tube en silicone 6 mm
- Rosace conique de plomberie 6 mm
- Ceinture elastique ajustable
- Percer le pull buoy. Percer deux petits trous de part et d’autre, en respectant l’axe central.
- Inserer le tube en silicone. Glisser le tube en silicone dans le pull buoy pour proteger l’elastique contre l’usure.
- Passer le cordon elastique. Faire transiter le cordon par le tube en silicone entre les deux trous.
- Faire un noeud de chaise. Bloquer une extremite du cordon avec un noeud de chaise solide cote pull buoy.
- Ajuster et relier a la ceinture. Regler la longueur selon ta morphologie, puis relier l’autre extremite a la ceinture elastique.
- Tester le montage 20 minutes en course. Le pull buoy ne doit ni rebondir ni frotter la combinaison.
Ce cordon est ensuite relié à une ceinture élastique portée à la taille. Pour protéger l’élastique de l’usure, un tube en silicone glissé dans le pull buoy fait parfaitement l’affaire. Une petite rosace conique de plomberie de 6 mm empêche l’élastique de glisser. Résultat : un nœud de chaise à une extrémité, une boucle à l’autre, et le montage tient sans effort.
Matériel nécessaire pour ce montage DIY :
- Un pull buoy swimrun (modèle Ark, Zerod Boost ou équivalent)
- Un cordon élastique résistant à l’eau salée
- Un tube en silicone de protection (6 mm de diamètre)
- Une rosace conique de plomberie (6 mm)
- Une ceinture élastique ajustable
Étapes du montage :
- Percer deux petits trous dans le pull buoy, de part et d’autre, en respectant l’axe central
- Glisser le tube en silicone dans le pull buoy pour protéger le passage de l’élastique
- Passer le cordon élastique dans les trous en le faisant transiter par le tube
- Bloquer une extrémité avec un nœud de chaise solide côté pull buoy
- Ajuster la longueur du cordon selon ta morphologie, puis relier l’autre extrémité à ta ceinture
- Tester le système en courant 20 minutes : le pull buoy ne doit pas rebondir ni frotter la combinaison
La position la plus courante est dans le bas du dos. Certains athlètes préfèrent une hanche pour faciliter la bascule à l’entrée dans l’eau. Les combinaisons Head et Orca proposent des passants ou systèmes intégrés qui évitent ce bricolage, mais nécessitent un bon ajustement préalable.

Comment transporter ses plaquettes sans gêne pendant la course ?
Les plaquettes de natation posent un vrai problème de portage en course à pied. Elles sont plates, rigides, et ont tendance à cogner ou frotter si elles ne sont pas bien fixées. Tu te demandes quelle est la solution la plus rapide aux transitions ? Porter les plaquettes directement aux avant-bras pendant la course à pied. Les sangles restent en place, le passage à la nage est quasi instantané.
Attention toutefois : les sangles doivent être raccourcies pour éviter qu’elles pendent et créent une gêne. Raccourcis-les en entraînement, pas le matin de la course.
- Fixation à la ceinture sur le côté : solution stable, transitions un peu plus longues
- Port aux avant-bras : transitions ultrarapides, légèrement plus inconfortable en course longue
- Reliées ensemble par un élastique court : évite de perdre une plaquette lors des mouvements
- Fixation dans le bas du dos : possible mais moins accessible à la transition
- Sangles raccourcies systématiquement : indispensable pour éviter les claquements de sangle
L’équilibre du poids compte aussi : si tu portes déjà un pull buoy dans le dos, place les plaquettes sur le côté ou aux bras pour ne pas concentrer trop de poids d’un seul côté.

Comment fixer la longe entre partenaires en swimrun ?
La longe est obligatoire sur la majorité des formats en duo. En nage comme sur les épreuves ÖTILLÖ, les dimensions sont strictement encadrées. La longe élastique absorbe les différences d’allure entre les deux partenaires, ce qui évite les à-coups désagréables quand l’un est plus rapide que l’autre.
Elle se fixe via un mousqueton directement sur la ceinture, ou à un anneau intégré au cordage. Le point d’attache doit toujours permettre un détachement rapide en cas d’urgence : c’est une règle de sécurité non négociable.
- La longueur autorisée varie selon les règlements : vérifier avant chaque course
- Le mousqueton doit s’ouvrir facilement même avec des mains froides et humides
- En nage en eau froide, la longe évite de perdre le contact avec son binôme
- En course à pied, la longe reste attachée mais doit gêner le moins possible la foulée
- La ceinture qui reçoit la longe doit être ajustée fermement, sans comprimer la respiration
En nage en eau froide particulièrement, la longe joue un rôle de sécurité au-delà de l’aspect réglementaire. Si l’un des deux membres du binôme accuse un coup de fatigue ou un courant plus fort que prévu, le partenaire peut tracter sans effort excessif grâce à l’élasticité du cordon. Un détail qui peut vraiment changer la fin de course.
Comment organiser son matériel pour ne rien oublier ni perdre ?
La ceinture est la pièce centrale de tout le système de portage en swimrun. Elle reçoit le pull buoy, les plaquettes et la longe. Son réglage conditionne l’ensemble de l’organisation. Les modèles larges distribuent mieux la pression et limitent les points de frottement sur la combinaison.
La nutrition s’organise en complément : les poches dorsales de la combinaison accueillent les gels et petites barres énergétiques. Des soft flasks portées à l’avant équilibrent le poids et facilitent l’hydratation sans ralentir. Certains athlètes ajoutent une ceinture porte-dossard avec compartiments pour les formats longue distance.
- Poches dorsales de la combinaison : réservées aux gels, barres et accessoires de sécurité
- Soft flasks à l’avant de la ceinture : pour équilibrer le poids et boire sans s’arrêter
- Petit sachet étanche dans une poche : pour protéger les éléments sensibles (sifflet, couverture de survie)
- Ceinture fermement ajustée sans excès : test de respiration obligatoire avant le départ
- Organisation testée à l’entraînement : jamais de première tentative en compétition
On ne va pas se mentir : la première fois qu’on essaie d’organiser tout ce matériel en même temps, c’est un peu le chaos. Un pull buoy dans le dos, des plaquettes sur le côté, une soft flask à l’avant, une couverture de survie dans la poche… Le bon réflexe est de tout monter à la maison, de faire une photo de la configuration finale et de reproduire exactement ce montage le matin de la course.

Faut-il acheter un système prêt à l’emploi ou le fabriquer soi-même ?
Honnêtement, les deux approches fonctionnent. Ça dépend de ton niveau, de ton budget et du format de course visé. Les systèmes intégrés sur les combinaisons Head ou Orca, ou les ceintures avec mousquetons comme la Zerod SWR Team Leash, sont des solutions fiables et immédiatement opérationnelles. Mais elles ont un prix.
Le bricolage DIY, popularisé par des pratiquants comme Nicolas sur Swimrunland France, donne d’excellents résultats pour un coût très faible. Un élastique, un tube en silicone, une rosace de plomberie à 2 euros, et le tour est joué. La communauté swimrun est franchement généreuse en tutoriels et retours d’expérience sur ce sujet.
- Système intégré combinaison (Head, Orca) : fiable, sans bricolage, prix élevé
- Ceinture avec mousquetons type Zerod : polyvalente, adaptable, prix intermédiaire
- Montage DIY élastique-silicone : économique, personnalisable, nécessite un peu de temps
- ARK Kangaroo Top : vêtement technique avec poche frontale, solution pour la flottaison et le stockage
- Short avec patte latérale et flasque : solution minimaliste pour l’entraînement
Reste que le meilleur système est celui que tu as testé et qui fonctionne pour toi. Pas celui qui a l’air le plus pro sur la photo de départ.
Si tu apprécies les récits d’exploits et les parcours hors normes, découvrir les champions emblématiques du swimrun permet d’entrer dans les coulisses des plus belles performances.

