Trois séances par semaine pendant tout l’hiver, et la question finit par se poser dans le vestiaire : pourquoi la peau tire-t-elle autant en sortant, alors qu’on vient de passer une heure dans l’eau. Le paradoxe est courant chez les nageurs réguliers, et il s’explique par ce que l’eau traitée retire à la peau pendant la séance.
Comprendre l’effet de l’eau chlorée sur la peau
Tout tient en une phrase : l’eau traitée dissout une partie du film gras qui protège l’épiderme, et la couche cornée retient ensuite moins bien son eau. S’y ajoute le séjour prolongé en milieu humide, qui ramollit la surface et la rend plus perméable à tout ce qui vient après. Le résultat se voit surtout sur les avant-bras, les épaules et le visage, c’est-à-dire les zones qu’aucun tissu ne couvre pendant la séance. Chez les nageurs qui enchaînent les entraînements, l’inconfort s’installe au fil des semaines de saison, rarement dès la première.
Composer sa routine d’après-séance, de la douche au stick à lèvres
Tout se joue en un quart d’heure à la sortie du bassin, dans un ordre précis. D’abord la douche tiède avec un nettoyant surgras, à la place du distributeur mural. Ensuite un lait ou une huile sur le corps encore humide, avant de s’habiller. Puis le visage, qui a passé une heure dans la même eau que le reste : une crème hydratante, ou un sérum suivi de sa crème. Enfin un stick pour les lèvres, que le chlore et l’air chauffé du hall dessèchent en parallèle. Ces quatre gestes se font toujours dans cet ordre, du plus large au plus ciblé.
Monter cette séquence soi-même suppose d’acheter des produits qui vont ensemble. Quand on cherche quoi offrir à une nageuse assidue en fin d’année, on peut s’en servir comme critère : parmi les cadeaux beauté femme de NUXE vendus en coffret, l’un réunit une huile pour le corps et les cheveux, un shampoing et un baume pour les lèvres, soit le corps, les cheveux et les lèvres dans la même boîte. La crème visage, elle, se choisit à part selon la peau, et la séquence est complète.
Réussir la douche et les minutes qui suivent
Se doucher très chaud avec un savon décapant retire le peu qui restait, et l’inconfort s’installe dans l’heure qui suit. L’eau tiède et un nettoyant surgras font la différence, de même qu’un séchage en tamponnant plutôt qu’en frottant avec une serviette rêche sortie du sac de la veille. Beaucoup de nageurs enchaînent la douche et l’habillage sans s’arrêter, ce qui laisse peu de place au geste qui compenserait la séance. Sur ce point, la fiche de l’Assurance Maladie consacrée à ce qu’il faut faire quand la peau gratte conseille les syndets et les savons surgras, ainsi qu’un émollient posé sur une peau encore humide.
Protéger ses cheveux avant et après le bassin
Porter un bonnet limite le contact avec l’eau traitée sans l’empêcher. Mouiller les cheveux à l’eau claire avant d’entrer dans le bassin réduit ce que la fibre absorbe ensuite, puisqu’elle se gorge déjà d’eau douce. Au retour, on passe un shampoing doux après chaque séance, et un masque une fois par semaine pendant la saison.
Pour savoir ce que l’eau traitée et l’eau calcaire laissent sur la peau et les cheveux, on peut se référer à la Société Française de Dermatologie, qui décrit ce que l’environnement provoque concrètement sur la peau.
